
Marie, (2D4), a eu la bonté (ou la folie) de m’offrir ce CD. Je vais donc écrire quelques mots dessus.
1. time will tell 2. Automatic 3. Movin’ on without you 4. First Love 5. Addicted to You [UP-IN-HEAVEN MIX] 6. Wait & See ~リスク~ 7. For You 8. タイム・リミット 9. Can You Keep a Secret? 10. Final Distance 11. Traveling 12. 光 13. SAKURAドロップス 14. Letters 15. Colors
Les chansons de l’album sont réparties sur deux axes ; les chansons dites “r”n”b”, dont les radio dégoulinaient il y a quelques années, et les compositions plus originales, plus travaillées, et pas forcément meilleures que les premières. Séparez ces axes par les pistes centrales : For You et Time Limit, la platitude d’une moquette sera toujours plus épaisse que ces deux chansons réunies, dénuées de tout intérêt, horribles.
De time will tell, jusqu’à Wait & See ~risk~, l’on a donc une multitude de chansons pop, ultra-radiophonique, dont le refrain de chacune est plus entrainant que celui des autres, et qui vous reste dans la tête pendant une nano-année (l’on oublie pas les chiffres significatifs). Plus efficacité qu’ingéniosité, exploitons un filon qui marche bien, et bam, sept ” hits ” dans la face. Plus dur cependant de se rappeler à quelle chanson appartient tel titre et tel couplet. Je vous avoue que je me perds beaucoup parmi ces sept chansons, dont Movin’ On Without You est celle qui cause le plus de mal.
En passant sur les pistes pourries 7 et 8, l’on arrive alors aux autres chansons, (logique), celles qu’on peut saluer pour leur originalité. Tout d’abord Can You Keep A Secret, petit renouveau pour l’artiste, ou Final Distance, qui font oublier leurs prédécesseurs, Automatic et First Love. Les dernières pistes sont un délice, surtout Letters, qui a cette petite chose que je ne saurais définir, mais peut-être cette guitare inquiètante mêlée au piano et aux percussions spéciales, et surtout le magistral hikari, le chef-d’oeuvre de cet album, composition narrée à la guitare, comblée par un travail sur les choeurs magnifique. Arrive Colors, piste dont je ne comprendrais jamais la popularité. Passons.
Retraçant un long parcours de cinq ans (eh oui), ce best album couvre plusieurs périodes de la carrière d’Utada Hikaru, de la plus populaire à la plus travaillée. Gagnant en maturité au fil des chansons, le plaisir d’écouter ce disque reste quand même fort, et ne m’oblige pas à me taper les pemiers album que je trouve mauvais (ainsi que certaines pistes déjà évoquées de cette compilation).
Petite pensée à M. Rochet qui est au théâtre avec des gens qui ne comprendront rien à une pièce trop subtile pour elles.
Mouty refuse mon invitation à diner demain midi pour son anniversaire. Ma tristesse n’a plus de limite, mon sanglot ne s’arrêtera jamais, le vide dans mon petit coeur ne sera jamais comblé.
Jeudi soir, j’étais de nouveau de sortie. Villeurbanne cette fois ci, car ce soir l’évènement, ce n’est pas le bal de la caserne des pompiers, mais un concert annoncé fashion au Centre Culturel Oecuménique juste à coté.
Une Courte Attente
Nous arrivons devant la salle à 19h40, déjà maculée de jeans slim. Moyenne d’âge des alentours, 13 ans et 7 mois. Le C.C.O. est une petite salle, du même gabarit que le Ninkasi Kao, plus large, moins longue. Une bonne vue de partout donc, mais déjà bien remplie avec un peu trop de gens peut-être, et ça se ressentira lors de l’arrivée du groupe. La première partie est déjà là, Fake Oddity, rien sans plus. Une première partie normale, qui fait bouger la fosse, se déshabille pour la fosse, et slamme dans la fosse (le groupe a perdu son bassiste). Sympathique, le groupe décore lui-même ses pochettes de CD; l’on aperçoit déjà les membres de Stuck In The Sound qui installent leur matos.
A Couper Le Souffle
Encapuché, JRF de Stuck nous a assuré un show d’environ une heure, chantant la plupart des chansons du premier album, et a interpreté une tecktonick (oui, vous avez bien lu) sur leur indie rock parisien. C’était la classe. Une foule en délire, dont plusieurs pauses furent nécessaires pour nous, du fait de la surexcitation de la gent féminine pour la chanteur. Enorme surprise, une nouvelle chanson qui tue. Fairy Tale à retrouver sur le prochain album. La performance de Stuck In The Sound était géniale, et je ne m’attendais vraiment pas à ça. Un groupe qui se donne à fond, et n’hésite pas à casser leur basse pour ne pas donner de rappel. Ah si Toyboy. Push Push Push Push!
Pour finalement repartir tranquillement
Et enfin, les BBB se ramènent. Hystérie féminine, voire masculine. Les quatre garçons se lancent, et enchainent les pistes de leur album. En dix minutes, ils avaient déjà joué quatre chansons, et n’avaient toujours pas dédaigné regardé le public, qui transpirait toujours plus, manquant de mourir étouffé. Le groupe poursuit son set, un peu en froid avec la fosse brulante. Dommage pour eux, parce qu’en se donnant un peu plus, et en communiquant avec les gens, ils seraient vraiment passé moins prétentieux qu’ils ne sont. Tant pis. Une bonne reprise de The White Stripes quand même.
Stuck In The Sound énorme, le reste moyen, l’on passe quand même une bonne soirée entre amis. Parce qu’un concert avec tout ce peuple, ça ne peut que bien se passer. A la fin de l’histoire, Paloma me paye un super t shirt, des gamines vont voir BBB en backstage, et tout le monde rentre à Meyzieu.
Hier. Concert de Tokio Hotel à la Halle Tony Garnier (ah non en fait c’était Superbus). Superbus. Groupe pop-(((rock))) français mené par la pimpante Jenn, nombreuses fois comparée à Gwen Stefani. Rien à voir, à part le coté pétasse.
Désenchanté?
Deuxième rang derrière les grilles. J’étais presque bien placé. Presque pour entouré de groupies (oui, il y a des groupies pour Superbus.), c’est pénible à croire, je me suis cru à Tokio Hotel, mais pour le cas présent, c’était des groupies ADULTES (M/F).
A part ça, la scène était plutôt bien décorée, WOW en lampes d’ambiance, estrade pour le batteur (qui déchire) et le bassiste. Il ne manque plus que le groupe arrive. Malheureusement, ce soir, ce fut l’anniversaire de Jenn. C’est à dire gens en délire qui n’ont qu’une envie c’est de lui chanter.
On oubliera la première partie dont le nom ne fut même pas divulgué. Le groupe arrive sur Travel The World, hymne récent radiophonique. La musique se met en marche. Introduction plus longue que prévue. Et Jenn chante. Ou plutôt essaye.
Jenn, chanteuse déchue
Jenn n’a pas de voix. Il y a certes plusieurs explications au fait que Jenn soit là, que Jenn tienne un micro, que Jenn chante dans le micro, mais que rien ne sorte des amplis.
Tout d’abord, le son de La Halle est toujours aussi pourri. Les instruments noient souvent la voix du chanteur. Clair qu’elle ne s’égosillait pas dans le micro. Princesse à paillettes, jeans slim et escarpins, petite danse auriculaire en l’air (soyons distingué voyons). Bref la voix de Jenn est submergée par les instruments.
Ce qui vient lui plonger la tête sous l’eau, c’est que l’intégralité du public connait les paroles de chaque chanson. Et que le public chante plus fort qu’elle. Un poil contrarié la princesse.
Comme à tout personne de cette classe, l’anniversaire n’attend pas. Deux chansons et hop on chante. On chante, une fois, deux fois, six fois. La princesse en a marre et se bouche les oreilles. Qui de nous deux exaspère l’autre ? On se le demande bien.
Superbus c’est quoi déjà?
Bien sur, on a droit aux superbes productions Pop (vite-fait-post-rock pour certaines) de WOW (Ramdam, Over You, Tiens le fil, Un peu de douleur, On Monday, Jenn je t’aime (PFF LOL A TOI OUAI)). Les bonnes pistes aussi y sont passées, bien que massacrées par le public. (Le rock à Billy, Butterfly, Let Me Hold You, Ca mousse). Quelques rescapées des album précédents (Radio Song, Pop’N'Gum, Little Hily, Des Hauts, des Bas, Sex baby Sex …), ainsi que des expérimentations du groupe sur des reprises, ou de nouvelles pistes. Je ne sais pas. Je n’entendais rien parmi les cris, et un son pas wow du tout.
Pour en finir, il y avait quand même de rares points positifs : un groupe qui joue bien, pas de soucis techniques, les chansons de Pop’N'Gum. Pas grand chose quoi. Un groupe autrefois appelé No Doubt français. C’est la honte maintenant. Gwen Stefani, elle foutait le feu. Jennifer Ayache, elle se plaint qu’on chante trop. Alors, qu’est-ce qu’on fait maintenant ? La prochaine fois, on choisit le Transbordeur, on fait travailler le groupe pour les paroles et on slam. C’aurait été bien venu. Le pire concert de ma vie.

Le film que je viens de regarder. Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise. Plutot intéressant, prenant, émouvant. On se fond vraiment dans la Chine Maoïste, dans ses campagnes et dans le rythme de vie imposé par le Grand Timonier.
Plus dramatique qu’historique, le film défend les “bienfaits” de la lecture sur une population qui ne sait pas lire, qui a toujours été influencée par Le Petit Livre Rouge. C’est un monde ignorant qui s’ouvre petit à petit à une culture interdite, et qui va changer après la lecture d’écrivains étrangers, qui possèdent une autre vision de la vie que celle imposée par le communisme.