
L’on approche du 25 Mars, jour que j’attendais tant, en vue de la sortie du nouvel album de Panic At The Disco, Pretty. Odd. Pete Wentz, suicidaire officiel de Decaydance, avait promis que l’on ne serait pas déçu. On se demande alors : pourquoi tiennent ils tous à nous mentir autant ? Sur ce, …
We’re So Starving
Ouvrons l’album sur une chanson assez entrainante, qui nous fait prendre conscience qu’ils n’ont pas changé. En fait si, et complètement. Quelle blague. Je regrette complètement la demo qui était bien meilleure que celle là. Qu’est-ce que le point d’inclure un public déchainé ? Référence à Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Okay, c’était nul on oublie.
Nine In The Afternoon
Allez hop, on envoie ensuite le premier single de l’album. Renouveau total, c’est joyeux, ça déborde d’énergie. Assez surprenant, voire emballant. Et pourtant, on se demande ce qui se passe : le piano accompagne entièrement la chanson, et on se noie dans les trompettes et les violons. J’adhère quand même, et j’attends la suite, qui me laisse toujours espérer.
She’s A Handsome Woman
Je pense qu’à partir d’ici, on a compris : où sont ils passés ? Refrains horriblement ennuyeux, couplets qui ne valent pas mieux. Ce n’est même pas original. On assiste ici à quelque chose qu’on a entendu des milliers de fois le siècle précédent.
Do You Know What I’m Seeing
Les violons sont toujours là. C’est déjà moins consternant que la chanson précédente, le refrain est prenant. La version acoustic est cependant bien mieux, on ne se plaint pas de l’intrumentation pauvre du morceau original.
That Green Gentlemen
La chanson s’ouvre sur un couplet entrainant, et glisse assez vite sur un refrain assez sympa, et moins catastrophiquement que ce que l’on a déjà entendu. On sent déjà le prochain single ici. Malheureusement le pire reste à venir.
I Have Friends In Holy Spaces
Petite interlude à la guitare, micro retro, on retrouve ici les cuivres. Court, c’est amplement suffisant. La fin de la chanson introduit la suivante.
Northern Downpour
Toujours à la guitare, une ballade. On ajoute progressivement le piano, puis les autres instruments. Les choeurs doublent la voix sur les refrains, on s’en serait passé. Fin du morceau médiocre.
When The Day Met The Night
Le coup d’éclat de l’album. Heureusement qu’elle arrive ici pour sauver tout ce que l’on a déjà entendu. Tout est génial dans cette chanson. Hormis des paroles répétitives, il y a tout ce qu’il faut pour être absolument fabuleux. Applaudissements à Brendon sur ce morceau.
Pas De Cheval
Un titre en français. Louche. Tout autant que la chanson. Même constat que pour She’s A Handsome Woman, en moins désastreux.
The Piano Knows Something I Don’t Know
Chanson complètement recopiée sur The Fool On The Hill. Ce n’est pas catastrophique, juste étrange et intrigant. Brusque changement au milieu de la chanson, ce qui n’a pas de point.
Behind The Sea
Magnifique en version acoustic, moyenne sur l’album. Chantée par Ryan, doublé par ses camarades. C’est juste dommage. Un gros bof pour la fin.
She Had The World
Concept musique de chambre, ça sonne baroque. Complètement inutile. Allez hop suivante.
Folkin’ Around
En écoutant cette interlude, je me dis que la country est un genre que seuls les cowboys apprécient. Que vive le quadrille. Dernière ligne droite.
From A Mountain In The Middle Of The Cabins
Arrivé à ce point, je suis exténué d’avoir écouté cet horrible album. Une chanson horriblement banale une fois de plus.
Mad As Rabbits
Enfin nous y voici, la dernière de l’album. Le titre me plait bien. On finit sur un concentré de tout ce qu’on a écouté précédemment. Allez ciao. Le supplice est fini.
J’en conclue qu’en supprimant ce “!”, le groupe faisait ses adieux à ce qu’ils étaient pour devenir des cowboys ringards, qui pensent que tout ce que l’on a fait avant eux était bien mieux, et décident de s’en inspirer pour faire un album décevant, parfois mauvais. Heureusement, certaines chansons ont gardé ce grain désormais “Panic”, et on se dit que tout va bien dans le meilleur des mondes. Malheureusement, ça ne suffit pas. Adieu.