Fight between your heart and mine


Au Pop Cafe, à Villeurbanne, 20h, Jessy + Madame Kay. Qui invite qui ? On ne sait pas encore.

Le trajet aller est programmé sur mesure. Nous arrivons même en avance. Je ne ferais pas part des déboires d’horaires. On se balade dans Villeurbanne, et l’on apprécie le cadre. Champion, Monoprix, Casino. Häagen Dazs® & Oreo®. A première vue, le Pop Cafe est un bar emo : population et visuel. Heureusement, l’intérieur est bien plus cool. Paloma, Marine et moi nous installons à la table rose. Le temps passe lentement. Horriblement lentement. Les emos décident enfin de monter sur scène.
Le massacre commence alors. Ils enchainent deux chansons, chacune incompréhensible – ils chantent en français. Radio Star, ça bouge déjà un peu plus. Une ballade assez cool. Une autre chanson pas mal également. Une dernière enfin. Les groupies emo se cassent. La clarté revient dans la salle.
Madame Kay arrivent ensuite – ils étaient là depuis 17h, n’est-ce pas. Ils jouent quelques nouvelles chansons, rien de transcendant. Pourquoi tu pleures s’annonce franchement mieux. C’est l’extase Pour une minute de plus. Il n’y a pas d’Emilie dans la salle – la serveuse s’appelle Syrielle. C’est reparti pour quelques nouvelles. Je n’écoute déjà plus; Mélissa, Kat’ et Alissia font irruption dans la salle. Quelques minutes pour faire des photos et jouer une partie de babyfoot. Ca sert à rien. Petit rappel pour finir.

Epilogue ~
On prend le métro avec Mélissa, on passe devant le Pinks! Mouv’ Party de Justice (Julien Clerc, Daniel Balavoine, Richard Sanderson…) dans la voiture. Duffy, Supergass et Manu Chao dans l’émission de Manu Katché : enfin la relève pour Taratata, qui s’enfonce beaucoup trop.

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A night with hazy moon

“En commémoration du 150e anniversaire de l’établissement des relations entre le Japon et le France en présence de son Excellence le Premier Consul du Japon, le Vendredi 28 Mars 2008, à partir de 19 heures, au Lycée Ampère Bourse, dans la Chapelle de la Trinité …”

Voilà l’intitulé du programme de la Fête Japonaise de mon lycée. Plusieurs mois de préparation qui aboutirent à quelque chose ce soir là, quelque chose de très réussi. Reprenons au début. Ou même, avant le début.

A 18 heures, tous les membres du théâtre et de la danse sont en stress; l’on installe les onigiri, les dorayaki et autres sur les plateaux. Répétition du chant avec Céline et ses comparses, The French/Japanese Pipettes. Les mini-chefs tentent de se faire obéir – en vain. A l’heure de l’ouverture, le désordre le plus complet règne dans la Chapelle. Les portes sont sensées être ouvertes; tant pis, les gens ont déjà pris place. Pendant ce temps, on s’amuse avec les secondes / pêcheuses de harengs / danseuses du Soran Bushi !
La fête commence enfin, et s’ouvre sur la Conférence du Consul Japonais, sur les relations entre le Japon et la France, dont le point principal est la fabrication de la Soie. Le discours est un peu long et rébarbatif… La musique instrumentale commence avec Marie, qui n’a pas pu se décider sur le choix de sa coiffure. Arrivent Anouk et une autre fille.
Les Pipettes suivent. Leur prestation est énorme : reprise de deux thèmes de films de Miyazaki. C’est brillant. Et pourtant, les critiques fusent déjà dans les coulisses. C’est au tour de la chorale du collège de chanter. Chorale, quelque peu perturbée par Kushi, indienne voleuse de kimono, et autres camarades. Selon Mathilde, c’est complètement faux. Génial. Au milieu des chansons, il y a Oborozukiyo.
Pendant ce temps, Chloé et moi cherchons des tenues de pécheurs. Nous rencontrons Odile, soprano, la prochaine à monter sur scène. Véritable triomphe à la fin (trois fois).
Entracte enfin. Derniers instants de stress. On fait des photos, on court, on cherche les gens. La pièce commence alors. Pas de catastrophe sur scène, bon enchainement des scènes. Ce que l’on croyait qui serait le désastre du siècle est en fait une belle réussite. Les pécheurs de harengs prennent place, la musique est lancée. Les coulisses se surprennent à scander avec les danseurs. C’est enfin fini. Place à la dégustation.

La fête Japonaise a donc été très réussie cette année pour plusieurs raisons : pas d’exposés ennuyeux, une pièce de théâtre compréhensible, un changement au niveau des chants, une danse fun et agréable. Le seul manquement a été la nourriture, beaucoup moins abondante que l’année passée où la plupart des élèves avaient préparé à manger au lieu de faire du shopping dans Lyon 6e.

Back to nowhere, bitch


L’on approche du 25 Mars, jour que j’attendais tant, en vue de la sortie du nouvel album de Panic At The Disco, Pretty. Odd. Pete Wentz, suicidaire officiel de Decaydance, avait promis que l’on ne serait pas déçu. On se demande alors : pourquoi tiennent ils tous à nous mentir autant ? Sur ce, …

We’re So Starving
Ouvrons l’album sur une chanson assez entrainante, qui nous fait prendre conscience qu’ils n’ont pas changé. En fait si, et complètement. Quelle blague. Je regrette complètement la demo qui était bien meilleure que celle là. Qu’est-ce que le point d’inclure un public déchainé ? Référence à Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Okay, c’était nul on oublie.

Nine In The Afternoon
Allez hop, on envoie ensuite le premier single de l’album. Renouveau total, c’est joyeux, ça déborde d’énergie. Assez surprenant, voire emballant. Et pourtant, on se demande ce qui se passe : le piano accompagne entièrement la chanson, et on se noie dans les trompettes et les violons. J’adhère quand même, et j’attends la suite, qui me laisse toujours espérer.

She’s A Handsome Woman
Je pense qu’à partir d’ici, on a compris : où sont ils passés ? Refrains horriblement ennuyeux, couplets qui ne valent pas mieux. Ce n’est même pas original. On assiste ici à quelque chose qu’on a entendu des milliers de fois le siècle précédent.

Do You Know What I’m Seeing
Les violons sont toujours là. C’est déjà moins consternant que la chanson précédente, le refrain est prenant. La version acoustic est cependant bien mieux, on ne se plaint pas de l’intrumentation pauvre du morceau original.

That Green Gentlemen
La chanson s’ouvre sur un couplet entrainant, et glisse assez vite sur un refrain assez sympa, et moins catastrophiquement que ce que l’on a déjà entendu. On sent déjà le prochain single ici. Malheureusement le pire reste à venir.

I Have Friends In Holy Spaces
Petite interlude à la guitare, micro retro, on retrouve ici les cuivres. Court, c’est amplement suffisant. La fin de la chanson introduit la suivante.

Northern Downpour
Toujours à la guitare, une ballade. On ajoute progressivement le piano, puis les autres instruments. Les choeurs doublent la voix sur les refrains, on s’en serait passé. Fin du morceau médiocre.

When The Day Met The Night
Le coup d’éclat de l’album. Heureusement qu’elle arrive ici pour sauver tout ce que l’on a déjà entendu. Tout est génial dans cette chanson. Hormis des paroles répétitives, il y a tout ce qu’il faut pour être absolument fabuleux. Applaudissements à Brendon sur ce morceau.

Pas De Cheval
Un titre en français. Louche. Tout autant que la chanson. Même constat que pour She’s A Handsome Woman, en moins désastreux.

The Piano Knows Something I Don’t Know
Chanson complètement recopiée sur The Fool On The Hill. Ce n’est pas catastrophique, juste étrange et intrigant. Brusque changement au milieu de la chanson, ce qui n’a pas de point.

Behind The Sea
Magnifique en version acoustic, moyenne sur l’album. Chantée par Ryan, doublé par ses camarades. C’est juste dommage. Un gros bof pour la fin.

She Had The World
Concept musique de chambre, ça sonne baroque. Complètement inutile. Allez hop suivante.

Folkin’ Around
En écoutant cette interlude, je me dis que la country est un genre que seuls les cowboys apprécient. Que vive le quadrille. Dernière ligne droite.

From A Mountain In The Middle Of The Cabins
Arrivé à ce point, je suis exténué d’avoir écouté cet horrible album. Une chanson horriblement banale une fois de plus.

Mad As Rabbits
Enfin nous y voici, la dernière de l’album. Le titre me plait bien. On finit sur un concentré de tout ce qu’on a écouté précédemment. Allez ciao. Le supplice est fini.

J’en conclue qu’en supprimant ce “!”, le groupe faisait ses adieux à ce qu’ils étaient pour devenir des cowboys ringards, qui pensent que tout ce que l’on a fait avant eux était bien mieux, et décident de s’en inspirer pour faire un album décevant, parfois mauvais. Heureusement, certaines chansons ont gardé ce grain désormais “Panic”, et on se dit que tout va bien dans le meilleur des mondes. Malheureusement, ça ne suffit pas. Adieu.

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