
Lyon In Rock Festival que ça s’appelle. Tout ça pour dire qu’il y aura plusieurs groupes. Ca m’était complètement sorti de la tête jusqu’à ce que Thaïs m’invite à y aller. Lorsque j’arrive dans la salle avec Jet et MGMT, il n’y a que des filles (moyenne d’âge : 14 ans), quelques couples, et nous, collés au mur briques camouflages, faisant le blind test du Transbordeur. Bien sur, les concerts commencent toujours une heure après celle initialement prévue. Soit…
Laisy Daisy
Bizarrement, l’ordre de passage est inversé. Tant pis, les Laisy Daisy ouvrent le “festival. Quelques morceaux inaudibles, étrangement trop longs. “Ca vaaa?” Réponse de je : “non”. Ils tentent une reprise des Beatles, Lucy in the sky with diamonds; échec cuisant, massacre total. Paul McCartney et Ringo Starr ont frôlé l’infarctus, et ont failli rejoindre leurs camarades. Les T-Rex, eux, ont eu assez de membres pour ne pas tous mourir en entendant leur reprise suivante. “Ca va toujouuurs?” Réponse de je : “encore moins”. Le groupe se réveille pour les deux derniers morceaux, rien de bien folichon non plus.
Music Is Not Fun
Ces petits fashion se permettent de couper la diffusion d’Henrietta par The Fratellis. Quelle honte! Un mot pour les décrire : groupiesque. La salle vient de se remplir. Ils se mettent vite en place. Dirty Little Secret, Pillow, HP (Please!), Ghost, kinksmania, Manchestooh,…. Le quatuor aux membres interchangeables (ça c’est cool, des petits playmobiles fashion – NON PAS FASHION LE BANDEAU LA REDOUTE !!!!!) enchainent rapidement leurs “tubes”, connus de toute l’audience. Mention spéciale aux groupies du troisième âge juste devant moi, quelle énergie, quelle vigueur !! J’espère avoir autant d’énergie à cet âge là.
deja vu
Quelle erreur d’avoir programmé les MINF en début de soirée. La salle est complètement vide pour l’arrivée de deja vu. Compatissant pour eux, je me place contre la scène et m’agite autant que je peux. Il aura fallu près de huit chansons pour chauffer un public assez réticent. Setlist assez longue, chanteur assez fou, chant assez flou. Je me suis retrouvé tout seul au milieu des photographes, lachement abandonné par Thaïs. Bien mieux que la dernière fois que je les ai vus, surement trop occupé à boire avec Sarah et Julien.
The Electric Soft Parade
Le groupe anglais se ramène après avoir trainassé en installant leur foutu matos. Et quel matos : deux synthés, batterie, guitare, basse, panneau blanc, rétroprojecteur. Le groupe a travaillé un visuel, ça peut être intéressant. Ils essayent d’être innovants. Dommage, je n’accroche que très peu. La fille avec son sac I♥NY(Où est le PC derrière?) m’avait assuré que j’allais me prendre une claque. Rien du tout.
Quand je me relis, j’ai souvent l’air négatif mais ce n’est pas forcément si catastrophique que ça. Je me dis juste que ces groupes qui tentent de percer tournent depuis longtemps dans la scène locale et n’y arriveront pas forcément. En tout cas j’ai trouvé un flyer pour Pat le Pirate au Pop Café avec Eko Animo et Triste Sire le 14 Mai. Et puis, j’ai serré la main du chanteur deja vu (dans un dédain total, pourtant innocent) et mon bras a été béni par le cousin de guitariste de Fireball. Pourquoi pas.