Rappelez vous qu’il est préférable d’être ailleurs lorsqu’autre part n’est plus ici.
Mouty : Diagonale à 6 Points.
Maxim : Enchainement à 10 points.
Rappelez vous qu’il est préférable d’être ailleurs lorsqu’autre part n’est plus ici.
Mouty : Diagonale à 6 Points.
Maxim : Enchainement à 10 points.

Subite envie de cinéma cet après-midi. Le Comoedia passait encore Darjeeling Limited. Ca tombait bien, j’en avais envie depuis un bon bout de temps. Je m’attendais encore à une comédie de cette mafia américaine, dont les déboires de dérouleraient en Inde… J’étais dans l’erreur. Un an après l’enterrement de leur père, les trois frères ne se sont pas reparlés une seule fois. L’un deux organise un voyage à bord d’un train Indien, le Darjeeling Limited, pour retrouver leur mère, qui a fui l’enterrement. Alors c’est parfois drôle, parfois émouvant, parfois triste… Sur le fond, ça n’est pas une comédie. C’est plutôt inclassable. Il y a un peu de composition dans le rôle de deux des acteurs, pour une fois. Reproche mineur, cadrage étrange du à une caméra assez brusque, “sauvage”. Dans la lignée de Little Miss Sunshine…
Et on a remis ça hier soir. Cette fois je connais l’endroit, tout ça. Je me refixe à la même grille que la veille. Et c’est parti.

Fink
Un petit gars se ramène avec un bonnet et sa guitare. Je passe complètement à coté. Un second guitariste le rejoint. C’est pas encore ça. Le batteur, cette fois ci. Ca passe déjà mieux, mais je n’ai pas du tout été convaincu par la performance. Le son de la batterie s’est essoufflé progressivement, et le seul intérêt que j’avais perçu ne m’a pas saisi du tout.
The Dø
Eux, ils n’ont plus rien à prouver. Intense du début jusqu’à la fin, le duo et son batteur réinvente ce soir leur chansons, pour un show éclectique, démentiel, infernal. Playground Hustle, At Last. Olivia, superbe, joue de son image pour enflammer le public. The Bridge Is Broken, jouissif. Le groupe est en constante expérimentation sur scène. On My Shoulders, c’est un évidence. L’audience se déchaine ensuite sur Tammie, Queen Dot Kong, et Aha. When Was I Last Home, très onctueux au synthé. L’ensemble a été tout bonnement fantastique, et leur générosité scénique est incommensurable. Court rappel avec Stay (Just A Little Bit More). Ils ont déjà tellement donné.
Camille
Je dois avouer que j’ai été terriblement surpris de la performance de Camille, qui a réussi à me faire gober un projet que j’ai détesté. Neuf choristes, dont un pianiste. Elle lance Les Canards (décidément un écho à Yael Naïm qui a tenté d’improviser la danse des canards la veille), puis La Jeune Fille Aux Cheveux Blancs. C’est très réussi. Je suis complètement bluffé à ce moment là. Au Port a un rendu énorme. De même pour Pâle Septembre. Cats & Dogs, pas si facile que ça. Gospel With No Lord pour finir. Premier rappel avec Ta Douleur. Second avec Money Note, en tenue de soirée, cette fois-ci. Osée, la robe. Petit slam (elle s’entraine). Les qualités de chanteuse de Camille sont indéniables, mais la chose devant laquelle je me plie est l’éducation qu’elle a su enseigner à ses choristes. C’est extrêmement qualibré, tellement précis que c’en est incroyable. Mais finalement, qui de Camille ou de sa troupe est plus impressionnante ?

Je pense que l’histoire ce petit Robot va plaire aux amis sensibles du réchauffement climatique et du tri sélectif, car il surfe sur cette vague hype que représente de nos jours l’écologie. Mis en parallèle avec la relation amoureuse de Wall·E, ce leitmotiv vert apporte une énergie nouvelle à tous les thèmes déjà usés jusqu’à la racine par les scénaristes de l’animation. Cette sensibilisation mise de coté, on admire le travail d’humanisation du robot (et / ou de robotisation de l’humain), la beauté des images spatiales, la qualité de la bande-son, et les tribulations de Wall·E. Définitivement à voir.
Petite mention à la mise en bouche cinématographique, Presto!

Japonaise, polonaise, coréen. Telles étaient les nationalités de mes compagnons de fortune de ce soir. Hitomi, Agatha, Yu Bin. Ainsi étaient ils nommés. Une première pour moi ce soir, le Grand Théâtre de Fourvière. Autre découverte, je ne connais pas plus de trois chansons de chacune des artistes de ce soir.
Carmen Maria Vega
Et voilà qu’on se retrouve avec une drôlesse sur scène. Cette fille-là, elle a du beaucoup écumer les bars. Autant chanteuse qu’actrice, elle livre ce soir un une fournée de chansons dans lesquelles elle interprète plusieurs rôles : la dépressive accro, la prochainement largueuse, la sexuellement dangereuse… parmi d’autres. Dangereuse ça la décrit bien. Ainsi qu’autoritaire, barge, effrayante. Du Jaune. Bon la donzelle faisait que la première partie, on va pas s’éterniser. A revoir “avec ses poteaux”, bientôt.
Pauline Croze
Au tour de la petite dame. Sur ses escarpins bleus indigo. Avec sa petite troupe. Beaucoup plus impressionnante qu’elle n’en donne l’air, elle nous invite à danser, sous un jour “pas comme les autres”. Les Bangles avaient “Walk Like An Egyptian”, nous avions “Dance Like A Korean”. Elle se débrouille plutôt bien, la Dame, même délaissée de ses musiciens. D’apparence fragile, elle s’impose ce soir comme une grande chanteuse, et une très bonne musicienne. Jour de Foule, Légère, T’es beau, M’en voulez-vous… Elle a su en combler plus d’un.
Yael Naïm
Timide, elle glisse un “Bonsoir” imperceptible. Elle chante une chanson de sa copine, Toxic. Tout va bien. Too Long. La jeune femme est plutot bien entourée elle aussi. Son “compagnon musical” a l’air un peu grincheux. Elle captive la foule avec son set composé de chansons en anglais, hébreu et français. Arrive New Soul, désormais Hymne. Tout le monde connait la chanson. Cependant ce soir, c’est une explosion d’euphorie durant la chanson. C’est fort, intense, jouissif, le point culminant de la soirée. Il fallait s’en douter. C’était vraiment transportant, de voir tous ces gens, à l’unisson, yaourtant et lalalant. Paris pour finir, New Soul encore. A noter le lancer de coussins, que Yael se reçoit en pleine face. Glamour, toujours.
Une scène mettant ce soir les Ladies à l’honneur, et ce fut passionnant. Un peu choisi à l’aveugle, je ne m’attendais pas à revenir aussi émerveillé de ce concert. Des valeurs sures de la scène pop folk française…
Ce mois-ci, le 21, sortait le successeur du premier album éponyme de CSS. Après ce disque nous présentant des filles dévergondées, alcooliques, baisant à droite / à gauche, ils reviennent, ayant latté un membre du groupe, avec un disque doté d’une pochette laissant perplexe.
Jager Yoga : Les amazones sont dans la place. Le message est clair, il n’a pas changé. “Fuck with us we are CSS”. Bonne introduction menée par la batterie. – Rat Is Dead (Rage) : Premier avant-gout de cet album, déroutant, intriguant, les guitares ne sont plus brésiliennes, elle sont californiennes. Que faire? Headbanger. – Let’s Reggae All Night : Avec quelques sons empruntés à Calvin Harris, la piste se démarque par un refrain addictif et poignant. – Give Up : Morceau rapide, plutot bon, très The Sounds sur le refrain. – Left Behind : Rancunière sur les bords, énergétique, la chanson est brillante. Ma furie est de retour. – Beautiful Song : Quasiment duo Lovefoxxx / Adriano, je trouve les couplets niais, et les refrains un peu martiens. Bonnes guitares. – How I Became Paranoid : Egalant le titre en étrangéité, on commence cependant à tomber dans la banalité, et là, ça va pas du tout. – Move : C’est le moment de danser. Brulons les dancefloor. Frais, fun, j’en redemande. Coup d’éclat. Queen? – I Fly : Instrumentation surchargée, impression très brouillon. Mouais. – Believe Achieve : Le chuchotement n’était pas de rigueur mais pourquoi pas. Instrumentation puissante. Yes! – Air Painter : Déchainée Lovefoxxx, déchainés les choristes, les Brésiliens se lachent sur cette dernière piste manquant d’originalité, certes entrainante, mais n’arrivant pas à rivaliser avec la conclusion de CSS.
Moins spontané, moins… moins brésilien, le second album des CSS perd une partie de sa saveur Amérique Latine suave au profit d’une composition plus travaillée et plus homogène que son prédécesseur. La plupart des pistes sont tout de même de très bonne qualité, même si je déplore le manque de Brazilianitude dans ce disque. Pour finir, le mot d’ordre est : CSS Suxxx.
J’me souviens même pas comment on s’est rencontré. Je suis la dernière personne que t’appelleras. Je supporte plus le bruit que tu fais allongé à coté de moi. Tout doit bien finir un jour. Moi, je finis cette connerie ce mois-ci, le 10. Si j’dois revoir ta sale gueule un jour, dans un accident de voiture, une attaque terroriste, ou même jeudi soir, te prends pas la tête à dire “Salut”.
Ce mois-ci, le 10…
Je boirais ta solitude jusqu’à sa dernière goutte. Ce breuvage déliant ma langue, je t’avouerais tout. Plus rien ne circulerait dans mes veines, plus rien de sortirait de ma bouche, mes yeux ne verraient plus. Dans l’immensité de ton regard, je me noierais, je mourrais. Lessivé, électrocuté, écrasé, déchiqueté, évidé, dénoyauté, je meurs.