I ain’t even playing my own game, the rules have changed – I didn’t know

Mr Chabin m’a offert un Bounty.

We’ve got crosses on our eyes, we’ve been walking into the walls again…

“Nous avons succombé au cliché, d’un second album bien trop ambitieux.” Andrew Van Wyngarden MG
“Nous sommes encore à plusieurs mois de ça.” Ben Goldwasser MT

The moment I wake up / Before I put on my make up

Essayons l’un de mes nouveaux disques…

Daydreamer : Plaisante chanson d’introduction à la guitare acoustique, qui donne le ton de l’album, sobre.
Best For Last : L’on reste dans le simple, avec une dominance de la basse sur couplets, piano et percussions ajoutés pendant le refrain, assez entrainant.
Chasing Pavements : Tube pop de la demoiselle, tout est à sa place, sublime, parfait.
Cold Shoulder : Chanson efficace, et touchante, basée sur des percussions et une section de violons.
Crazy For You : Assez similaire dans la forme à la seconde piste, Adele étant accompagnée ici d’une guitare.
Melt My Heart To Stone : La voix d’Adele enlève à cette chanson la banalité dont elle peut faire preuve.
First Love : La mélodie et les instruments donnent un caractère enfantin à la chanson. Ce n’est pas l’une des chansons les plus mémorables, mais cela ne joue pas en sa faveur.

Pause. Il m’est nécessaire de noter que chaque piste marque tour à tour une prouesse vocale de la part d’Adele. C’est maitrisé, propre, mais impressionnant et grandiose. Sur ce, reprenons.

Right As Rain : La saveur ‘Soul’ de la chanson, remarquable, assez ludique.
Make You Feel My Love : Mélancolique sur les bords, manque d’originalité encore.
My Same : Inspiration hispanique, un peu de renouveau.
Tired : Complainte de la jeune fille, un peu saturé, mais acceptable. On reste dans le “bon”.
Hometown Glory : Magnifique conclusion, accompagnée au piano, bouleversante, simple et pourtant…

Nous assistons ici aux débuts d’une future grande dame, dont la force de son premier album relève de son interprétation, toujours majestueuse. On peut reprocher un manque d’originalité dans l’écriture, cependant compensé par la présence d’Adele, donnant forme, insufflant gout, texture et saveur à chaque piste.

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Catch the wind that breaks the butterfly, I cried the rain that fills the ocean wide

Toujours là où elle a besoin que je sois. Pareil pour lui. Toujours s’attendant à ce que je sois là, quand ils leur manquent…. L’on se demande: que veulent ils? A quoi s’attendent ils, encore? Une entorse à ce système est une trahison. Dépassé par les évènements, abandonné, abandonnant, besoin d’autre chose.

All those places we’ve gone, all of us are done for.

Coldplay. Halle Tony Garnier. Oublions la première partie. Immergeons nous directement au plus profond de ce qui m’a fait disparaitre, puis trembler, puis m’ennivrer, puis m’émouvoir… Abrégeons cela. Commençons.

Un sentiment d’impuissance face à l’immensité me gagne au moment où je pénètre dans la salle. Seize mille personnes étaient attendues ce soir ci. Tout le monde les attend. Chacun espère sa chanson. Les spéculations y vont bon train. Les plaintes aussi. Surtout.

Contrairement rites populaires, Coldplay abaissent le rideau lors de leur arrivée sur scène, pendant Life In Technicolor. Deux écrans, deux catwalks, une dizaine de boules suspendues… La mise en scène est assez spectaculaire. Violet Hill, ensuite, nous prouve que Chris Martin est en forme. Clocks, In My Place et Speed Of Sound, tubes fédérateurs du groupe, réveillent en moi un état de frénésie incontrolable. Cemeteries Of London dispose du coté épique de ce dernier album, et pourrait rapidement devenir un hymne du quartet anglais. On enfourne 42, et Chinese Sleep Chant, très aérien, sa signification bien enfouie. L’on atteint alors le paroxysme émotionnel du concert. Fix You est lancée; ma paralysie aussi. Je suis complètement atteint, touché. On ne peut pas se défendre face à cette chanson. L’atmosphère est détendue ensuite avec Strawberry Swing, et sa touche Royaume-Uni nordique. Nous avons droit à des versions retravaillées de God Put A Smile Upon Your Face, et de Talk, ainsi que d’une acoustique de The Hardest Part. S’ensuit Viva La Vida, tube qui détonne dans la salle; grandiose. Lost!, garde l’énergie et la fraicheur ajoutée par la chanson précédente. Le groupe se rend alors dans les tribunes, très bon point marqué par le groupe qui permet à ses fans les plus lointains de les voir à quelques mètres et non sur un écran. Will Champion y interprète sa chansonnette, Death Will Never Conquer, puis nous avons droit à une acoustique de The Scientist. Retour sur scène, avec pour fond sonore un très bon remix de Viva La Vida. S’enchainent Politik, Lovers In Japan, son mini-film et son lâcher de papillons, et Death And All His Friends, les deux dernières étant totalement magistrales. Le rappel enfin, composé de Yellow, The Dubliners, une nouvelle chanson, et The Escapist, qui marque le départ du groupe. Oui, ce soir là, Chris Martin avait une leçon de français.

Je me retrouve face au même “problème” que j’ai eu quand je suis allé voir Muse. Leur discographie est tellement impressionnante que l’on ne peut pas s’attendre à avoir tout. Des points décevants? Pas vraiment non. Les grèves, les grandes personnes, la pluie, tout cela n’importe plus pendant. On profite juste alors. Peut-être pas assez, parce que ce sera forcément trop court. Je ne sais toujours pas si je me rends compte de ce à quoi j’ai assisté, mais sur ce, je vous laisse.

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I drew a line, I drew a line for you

Setlist
Life In Technicolor – Violet Hill – Clocks – In My Place – Speed Of Sound – Cemeteries Of London – Chinese Sleep Chant – 42
Fix You – Strawberry Swing – God Put A Smile Upon Your Face – Talk – The Hardest Part – Viva La Vida – Lost!
The Scientist – Death Will Never Conquer – Politik – Lovers In Japan – Death And All His Friends

Encore
Yellow – The Dubliners – The Escapist

Je ne parle pas (encore) pour ne rien dire, mais voilà les faits.

Questions of science, science and progress -donotspeakasloudasmyheart-

Setlist
Life In Technicolor – Don’t Panic – Violet Hill – Shiver – Cemeteries Of London – Talk – Sparks – Green Eyes – Yellow
Lovers In Japan / Reign Of Love – Fix You – The Scientist – 42 – Trouble – Lost! – Viva La Vida

Encore
Parachutes – Strawberry Swing – Death And All His Friends / The Escapist

Bien sur que je rêve.

He plays the clarinette every night, trying to figure it out…

Sérieusement, pourquoi est-ce que Louise Bourgoin n’a pas resigné au Grand Journal?