And I will find a way to you if it kills me.

Tout ce que je veux faire, c’est t’aimer, mais je ne peux toujours pas te le dire, après tout ce que nous avons vécu, et je veux vraiment te sentir près de moi, mes sentiments grandissent, même si ça me tue.

The more I talk about it – The less I do control

« Quelle chanceux, ce Javier Bardem! » C’est ce qui me trotte dans la tête depuis que je suis sorti de la projection de Vicky Christina Barcelona.
En effet, le mec s’envoie quand même en l’air avec Penelope Cruz et Scarlett Johansson (Rebecca Hall offerte en prime). Le tout en une heure et demie, ce n’est pas négligeable. L’on retrouve ainsi Penelope Cruz, incarnant à merveille la furie espagnole (mais joue-t-elle vraiment ?), et Scarlett Johansson, peu expressive, excellant dans le “Sois belle et tais toi” (contrairement à Penelope), évoluant principalement à Barcelona.
Le film propose donc un casting impressionnant, une jolie bande-son et un cadre sublime, et sublimant l’oeuvre architecturale de Gaudi. Je me vois cependant être dérangé par la narration, simpliste, du long métrage. Je ne la comprends pas. Doit elle compenser ce que le réalisateur n’a pas su exprimer ? Sommes nous trop imbéciles pour comprendre la trame ? Est-ce censé rendre les tribulations barceloniennes sous forme de conte ? Je trouve qu’elle alourdit le film. On se retrouve en fait à mi-chemin entre le théâtre et le cinéma. Plusieurs actes, entrées et sorties de personnages, didascalies. Tout y est. Le scénario, je trouve, y convient parfaitement.
N’ayant jamais vu de film de Woody Allen auparavant, je partais ainsi sans a priori. J’ai donc été très satisfait de Vicky Christina Barcelona, mais peut-être pas pour les qualités de la réalisation, à savoir Penelope Cruz et Barcelona. L’histoire est certes très plaisante, mais la narration ajoutée est quelque peu ennuyeuse. Ca ne gache cependant pas le plaisir et la joie que j’ai pris à voir ce film.

Where some lullabies are dancing with the fairies…

Une perle comme ça, on ne la laisse pas à l’écart, en attendant qu’elle casse des verres.

WHY CAN’T WE JUST REWIND?

J’étais parti. Parti m’adonner à de nouveaux passe-temps. Passe-temps qui incluent l’aquariophilie, l’étude des maladies nosocomiales et le deltaplane. Sérieusement, j’étais juste au concert d’Herbaliser au Ninkasi Kao avec un brésilien, ce qui inclut le rapt de frites.

Les vigiles ont toujours un peu de mal avec les horaires. Ouvrir en avance, jamais. A l’heure, peu probable. En retard, à considérer. Heureusement, les Refractory entrent rapidement en scène. Mené par L. Skywalker, une imposante mama aux coeurs, le groupe chauffe la salle avec un son soul, hiphop, parfois même tirant sur le roots. Avec un héritage fugeela, ce qui aurait pu sonner pauvre, maigre est complété par un saxo et des coeurs imposants. Le flow de Superman reste distinct, même si incompréhensible.
Mot d’ordre de cette première partie, “we love tequila”.

The Herbaliser suivent immédiatement. La tenue de soirée est de rigueur, ce à quoi l’on peut s’attendre de la part de jazzmen. Le saxophoniste est un virtuose, nous fait visiter des contrées inconnues. Et lorsqu’il délaisse son saxo pour une flute traversière, il nous emmène dans la savane, et nous fait découvrir les ombres chinoises. Son camarade trompettiste, lui, importe un spectacle de tauromachie. Tout droit sortie de la jungle brésilienne arrive Jessica Darling, chanteuse récemment ajoutée à la formation, après un set d’instrumentales. Voix soul, féline, la fille a tout pour plaire. Ses rugissements enivrent la salle, séduisent. Charmés, et en transe, le public est conquis.

Encore une excellente soirée, encore des découvertes. Malgré quelques moments creux, on apprécie la rencontre avec les artistes, qui ont produit ce soir là un son plus brut, plus percutant. Clap your hands, dude!