Comme à chaque fois, je n’arrive plus à écrire. Je délaisse cependant mon activité favorite (la vaisselle) pour venir témoigner ici. Je promets d’être juste et subjectif. Je promets de modérer mes propos. Je promets de ne blesser personne. – Allez, on s’en fout. Le concert de MGMT était hier. Voici ce qu’il en est ressorti. Oubliez les clichés, leur psychédélisme, vos espérances. Sortez … vos bandeaux et votre déception. Ne sortez … rien. Ne sortez pas.
Comme annoncé, la première partie – ou le groupe qui a prétendu officier en tant que tel, était un collectif pseudo-musical (j’ose les qualifier ainsi, seulement pour éviter une répétition) dont le nom donnerait des idées au front national. Il ne mérite même pas d’être nommé, pour la seule raison que leur entière performance était dissonante. J’explique, fond sonore alternant entre l’Airbus A380 et le la tronçonneuse, guitare et voix indiscernables, seul le batteur avait un peu de mérite à … battre. Minuscule mention au stroboscope, et à l’instant punk du chanteur qui m’a fait croire qu’il allait exploser sa guitare.
Comme attendus, ils arrivent ensuite, eux MGMT. Première désillusion, le mythe du duo de génies est brisé par les musiciens qui les accompagnent, qui bizarrement, ont l’air plus heureux d’être là que les deux autres. Deuxième chose, les amplis étaient vraiment mal réglés. Troisièmement, le vocoder appartient exclusivement à Kanye West. Alors, bien sur, il y a la petite excitation d’être là, devant eux, de profiter d’un son résolument plus rock qu’à l’habitude (exit le soin et la précision). On tente de profiter de ces petits hymnes que sont devenus Time To Pretend, Weekends Wars, Electric Feel, Kids … Je ne citerais pas tout cet album, bijou qui a su bénir l’année 2008. Je pourrais cependant. On a quand même eu droit à ce déchet sonore qu’est Metanoia, alternant entre comptine et bruit injustifié.
Comme conclusion, je dirais, qu’en plus d’avoir été déçu par le groupe, j’ai été déçu de cette ambiance groupiesque bandolée et de cette petite bourgeoisie égoiste. MGMT vient de descendre (pas de dégringoler – encore) de quelques marches dans mon admiration (Bouddha, mon seul et unique sait ce qu’elle vaut). La médiocrité sait régner. Surement est-ce de ma faute, illusioné, conditionné, quasiment aveugle (et sourd désormais). Sur ce, adieu.