J’ai un grand projet pour l’avenir. Pour lui plaire je vais devenir.

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Le chomage en Islande a progressé de 7%.
La taux d’inflation est de 18%.
La couronne islandaise a perdu 50% de sa valeur face à l’euro.
L’islande est endettée de 10 fois son PIB.

OUI A L’ENTREE DE L’ISLANDE DANS LA ZONE EURO.

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It doesn’t matter ’cause I’m packin’ plastic, and that’s what makes my life so fuckin’ fantastic!

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La situation en Islande est vraiment grave. S’il vous plait, il faut qu’elle rentre dans l’Union Européenne.

Dans la Colonie Pénitentiaire (Kafka / Philip Glass): Quelques éléments à revoir (le comique, les personnages peu humains)…

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Forget about guns. Forget ammunition. Now everything is cool as long as I’m getting thinner.

Le Transbo et le Ninkasi se partagent toujours les bons plans concerts lyonnais. Seulement, le Transbordeur, contre des places plus chères, offrent un meilleur son et de ce fait, une meilleure ambiance dans la salle. Il n’en fallait pas moins aux Kaiser Chiefs pour balancer un son et un set de folie hier soir.

Reprenons là où il faut commencer. Il était annoncé depuis longtemps que les Dananananaykroyd faisaient la première partie. Petit groupe écossais, pas pour autant si peu enflammés que ça, ils prennent possession des lieux à l’horaire prévu: 8:00 p.m. montre / guitares en main. Les chansons qu’ils jouent s’avèrent être assez répétitives, et pas des plus originales, mais le groupe se révèle être très ludique. Chaque membre se donne entièrement au public, et l’interchangeabilité des musiciens (à la MINF, petite scène lyonnaise représente) laisse libre court à toute sorte d’intervention de leur part.

A 9:00 p.m., les anglais entrent en scène. Encore une fois, je suis surpris par la ponctualité du groupe. Enfin, le plus tôt ils finissent de jouer, le plus tôt ils peuvent aller se bourrer la gueule à la Cité, et dilapider leur argent au Pharaon.
Pas besoin d’être un initié pour apprécier les Kaiser Chiefs. Ils réussissent à mettre en place une énergie que n’importe qui peut saisir. Et l’effet est immédiat. Ils semblent également disposer de tubes imparables (Ruby, Everyday I love you less and less, Oh My God, I predict a riot, Never miss a beat) à faire danser et sauter une foule, à la rendre incontrolable, hystérique. Tout fonctionne bien, le show est très fluide, sans moment creux. On retrouve chez eux un impérialisme typiquement anglais, probablement hérité des Sex Pistols. Ils sont certes moins communicatifs que leur première partie, mais peu importe. C’est le concert le plus rock auquel j’ai assisté depuis longtemps. Coldplay? Muse? Au moins.

So when I’m shaking my hips, look for the swing: it was all written in the air…

Ce que je trouvais insurmontable, je l’ai dépassé.

# Jan 28, Kaiser Chiefs, Transbordeur
# Feb 7, Ayo, Salle 3000, Cité Internationale
# Mar 19, Stuck in the sound, Ninkasi Kao
# Mar 29, Jason Mraz, Transbordeur
# Apr 1, The Virgins, Ninkasi Kao
# Apr 24, The Ting Tings, Transbordeur

Mon voyage à moi, il est entièrement imaginaire.

So when I trip on my feet, look at the beat: it was all written in the sand…

Justice, A Cross The Universe: Histoire de suivre la progression du déclin des Justice, manager et tourbus, voir Kanye danser.
Le Salon de l’étudiant: Histoire de remplir sa trousse.

Let me hold you, for the last time, it’s the last chance, to feel again, but you broke me, …

En écoutant Someone That I Used To Love, j’ai tout de suite associé les mots de Natalie Cole aux pensées de Leonard pour Michelle. Two Lovers, c’est le quatrième long métrage de James Gray. Rappelez vous, La Nuit nous appartient (2007), c’était déjà lui. On retrouve ici Joaquin Phoenix, mascotte du réalisateur. Celui-ci signerait ici son dernier rôle pour un film, l’acteur voulant se consacrer à la musique. Walk The Line, Johnny Cash, on sent l’influence…
Two Lovers met donc en scène un trio amoureux, ou plutôt deux couples, comme peut en témoigner l’affiche du film, disons… d’adolescents dans des corps d’adultes. Deux filles, un garçon, on retrouve là un schéma classique du cinéma.
Et pourtant. On se retrouve ici partagé entre Sandra (Vinessa Shaw) qui incarne la réalité matérielle, professionnelle, physique, et Michelle (Gwyneth Paltrow), qui représente une dimension plus intéressante, celle du rêve, des passions. Plus intéressante, puisque tout le film repose sur l’accession aux rêves du personnage principal, Leonard (Joaquin Phoenix). Gwyneth Paltrow joue ici le rôle d’une dépressive rayonnante, d’une femme sans carrière. Opposées par les domaines qu’elles personnifient, il est intéressant de noter que ces deux femmes ne se rencontrent pourtant pas, faute à ce héros, Leonard, qui n’en est en fait pas un.
Ce Leonard, c’est un clown, un magicien, un mec qui travaille dans un pressing… Bref, c’est n’importe qui. La façon dont le film le met en scène, le perce à jour, présente ses faiblesses font de lui un anti-héros. Il n’est pas non plus la banalité même, puisque Joaquin Phoenix lui insuffle une singularité, dans sa façon de parler, de se mouvoir notamment, mais c’est un personnage vierge, une page blanche. L’histoire préalable de son personnage importe peu: il sort de la mort, du néant dès le début du film, c’est une nouvelle naissance pour lui. Cet homme, donc, rencontre simultanément deux femmes, Michelle, qui lui montre le rêve, et Sandra, qui le ramène à l’ordre, à la réalité sans cesse. Michelle est fascinante, Sandra moins, et la réalité qu’elle représente le justifie pleinement.
Le schéma qu’utilise James Gray pour montrer l’alternance, la chute du rêve à la réalité est certes prévisible, puisque toujours de façon double, en rapport avec les troubles bipolaires dont souffre Leonard, mais efficace. L’identification est également très rapide: ces adultes très “jeunes”, c’est très récent comme type de personnage. On pourrait qualifier la façon de filmer très commune, et pourtant, James Gray montre l’immatériel: l’on est toujours très proche de l’affect, à fleur de peau. On jurerait ressentir les pleurs de Michelle, on souffre pour cette Sandra, timide mais réaliste. Le film tient quand même beaucoup dans un scénario, bien écrit, bien mis en scène, sans moment creux. On ne sombre jamais dans le banal, et ce qui peu sembler cliché perd en fait sa nature, pour s’approprier à cette configuration, jusqu’à devenir unique. Rien n’est laissé au hasard. En misant encore plus sur la prévisibilité de ces destins, on se retrouverait dans une tragédie, mais ce n’est pas le but de James Gray. Le film se termine sur une note certes prévisible, pessimiste, moralement incorrecte, mais tellement bouleversante. Une fois qu’il n’y a plus de rêve, on retombe dans une réalité qui n’est que trop dure… mais pour qui?

The truth hurts and lies worse. How can I give anymore when I love you a little less than before?

The Good, The Bad & The Weird & Slumdog Millionaire: excellentissimes.

Nothing’s gonna change my love for you&we’ll make love in the grass under the moon.

J’aime le givre qui s’envole dans la nuit lointaine. Le voir virevolter sous les lampadaires. Plus scintillant qu’une nuée d’étoiles, il réussit à donner de la beauté à ce paysage mort. On lui envie sa sobriété, sa gravité, le naturel qu’il donne, pourtant précieux, à ce désert d’humains. Ce n’est pas encore la tempête, c’est un orage calme, une tornade de douceurs, qui blesse joliment. Emprisonné dans ce froid, on délaisse ces corps, somptueusement gelés, de toute vie pour quelques heures de beauté frigorifique.

Can I help you? I have one question: I want you. Do you want me to?

Two Lovers: Lorsqu’il n’y a plus de rêve à courir après, voyez où nous ramène la réalité.

IT REALLY DOESNT MATTER. I SHOULDNT MESS WITH YOU NO MORE.

Et me voir ça n’est pas à faire absolument? J’ai fini les Liaisons Dangereuses. Je dois te les rendre. On fait quoi vendredi?