Cause no other girl has your shine, you give me butterflies. It’s a crime, you’re not mine.

A chaque fois que je relis Le Guépard, j’ai l’impression que c’est une épreuve. Je n’en vois jamais le bout, même en faisant des plans, que je ne respecte jamais. Chaque lecture est douloureuse.
Et pourtant, c’est peut-être le plus beau livre qui soit. Tout est bien placé, coordonné. Chaque mot, bien que pesant, prend son sens. C’est peut-être lourd à lire, mais c’est magnifique. C’est grandiose. Je ne peux m’empecher de me sentir devenir Salina, de décliner, inexorablement. Prendre part à sa vie misérable, ses soixante dix ans de malheurs parmi les hommes, soixante dix années à attendre que la mort vienne enfin le chercher. Devenir un grand philosophe, et apprendre à mourir en fin de compte.

I’m not alone, I’m gonna eat you up, you know, WILD, but It’s a crime. SAVE MY LIFE.

Toi, l’opportuniste, je t’emmerde. J’enregistrerais ma reprise de Britney Spears dans une salle de bain avec Lily Allen tout seul!

(cf: http://www.youtube.com/watch?v=fePURKeEpVo / actually, not so “busy busy” !)

You could be the one who listens to my deepest inquisitions, the one I’ll always love…

Quand j’aurais un chien, je l’appellerais Bendico. Ou Bolt. A débattre.

ONE MORE NIGHT, HERE WITH YOU. ONE MORE NIGHT. HERE WITH YOU.

(…)

- relire Le Guépard (4e fois)
- réviser Le Guépard
- expérimenter costume
- faire ECJS
- relire Roméo et Juliette (3e fois)
- réviser Roméo et Juliette
- relire Les Liaisons Dangereuses (2e fois)
- finir Histoire / Géo
- regarder Wong Kar Wai
- apprendre parler allemand
- trafiquer vinyl P.
- convertir films PSP
- écouter Knock Myself Out

Amanda & Mark’s “busy busy“.

Do you think he’s any good at remembering people’s names? He’s ever taken cocaine?

On attendait son retour avec impatience. Lily Allen est là, de retour, avec It’s Not Me It’s You, , prête à botter le cul du premier à lui dire qu’elle est trop grosse, qu’elle est bourrée, et qu’elle a des cheveux roses. On lance le disque, et c’est parti.

Le ton est déjà donné. Electropop à fond les ballons, on retrouve Greg Kurstin de The Bird & The Bee, qui y a mis de sa patte. Il était déjà là pour le premier album, et on le retrouve à la production de cet album. Ses beats rythment à merveille ce disque, lui donne consistance, et quelque chose sur quoi reposer. Ils sont à la fois étranges, sans être dérangeants, uniques, sans vraiment innover. C’est ce à quoi l’on s’attend venant d’une boite à rythmes.
Elle règle également ses comptes ici: elle dénonce, elle accuse. Au sommet de sa forme, Lily nous balance un Everyone’s At It, puissant, parfait pour ouvrir cet album. Elle n’est pas non plus innocente, mais ne le renie pas, et pour cause, Lily Allen traite, pour notre bonheur, d’un sujet majeur: elle-même. On peut déjà noter l’une des premières forces de cet album: les textes, de toute évidence, quasiment tous autobiographiques, honnêtes, plein d’humour, qui nous montrent une Lily parfois très fleur bleue (Who’d Have Known), en opposition avec la jeune fille engagée (Fuck You, Him), franche (Never Gonna Happen), et surtout désillusionnée (22, The Fear).

Nous avons donc entre les mains l’un des rares disques pop du moment, qui n’ennuie pas au bout de trois écoutes. Il faut remonter à 2007 pour revoir ça, avec Nelly Furtado (Loose), I’m From Barcelona en 2006 (We’re From Barcelona), et encore Lily Allen (Alright, Still). Cette fille est une force, tant dans les textes, où elle mêle rêves, exigences, ironie et sarcasme (c’est délicieux), ou dans la composition, qu’elle tente d’assurer.
La plus grosse faiblesse de l’album? Des refrains, énormément répétitifs, auxquels on a du consacrer trois minutes d’écriture. Peu importe, les couplets sont très consistants, et quelques joyaux sont à extraire de cet album: Everyone’s At It, The Fear, I Could Say, Who’d Have Known. Rajoutons à cela mes préférées: Chinese, Him. Et pensons également à He Wasn’t There, et son ambiance rétro, mais plus faible que les autres.

On apprécie également l’énorme promo à coté du disque : des chansons distribuées à tout va via myspace et le site officiel. Ajoutées à cela, le disque prend une densité assez importante, et c’est très plaisant d’avoir tant de matériel à écouter. It’s Not Me It’s You est donc une réussite, certes critiquable, mais les points faibles sont mineurs, alors on en redemande! Mais la miss doit se méfier, les révélations Little Boots et La Roux pourraient la détrôner en cette année 2009.

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I hope that we can talk (…) Right now, I’m lonely: ‘Cause I need you and you need me.

L’Amphithéâtre 3000, c’est un bâtiment moderne, très récent. Il ressemble à une soucoupe volante, qui se serait posée à coté de la Cité Internationale. L’Amphithéâtre 3000, c’est également là qu’Ayo donnait son concert hier soir.

Qui dit Amphithéâtre, dit places assises. Et c’était une première pour moi. Passer un concert assis, ça relève de l’absurde. Ça a certes quelques avantages: l’attente se fait assise, de façon confortable; personne n’est sensé voler votre place. En contrepartie, il y a des inconvénients assez conséquents: pour bien voir, il faut bien payer. Quand j’ai vu que ma place était la 188e de telle zone, j’ai cru désespérer. Heureusement pour moi, l’espace qui regroupe les privilégiés disposait d’une dernière place; l’occasion pour moi de pouvoir apprécier la musique de près, en voyant tout ce qu’il se passe sur scène.

Le concert commence vers 8:30 p.m., dans une ambiance très feutrée, les lumières étant tamisées. Quatre musiciencs sont sur scène, arrive Ayo. Il lui suffit d’une chanson pour dominer entièrement la salle, de s’y installer, et de prendre possession des lieux. Dès la seconde chanson, elle déclare que la salle est très grande, et décide de faire un tour dans le public, toujours en chantant. On a l’impression d’assister à un concert qui ne serait qu’un rappel. Ayo est très généreuse, ses musiciens également, et donnent en continu. Tout en se baladant et en allant à la rencontre des moins privilégiés, cette grande dame rend ce concert très festif. Les gens dansent, semblent être heureux de pouvoir discuter avec elle. C’est vraiment surprenant de voir ça, une artiste déambuler dans les allées et les marches de la salle pour communier. Ayo brise les barrières sociales, probablement au dédain des privilégiés, mais comme elle le dit: “La musique est gratuite. Partageons la.”

Ce qui est d’autant plus surprenant, c’est de constater la faiblesse d’un album comparé à cette performance. Performance, car c’en est une formidable: chaque morceau dure au moins 10 minutes. Plus fort encore que l’improvisation, ou que l’expérimentation, c’est la maitrise parfaite d’un répertoire, et la preuve d’une solide entente et d’une fabuleuse compréhension entre Ayo et ses musiciens. Le point culminant de cette aventure, à la fausse surprise générale, excepté pour les vigiles qui commencent à paniquer, c’est le moment où elle invite le public à danser sur scène avec elle. Grande communion entre le public et l’artiste, le concert ne tarde pas à finir. Eh oui, cela fait déjà 2 heures et demi qu’Ayo est sur scène.

Ce soir, Ayo nous a donc prouvé qu’elle était une musicienne expérimentée, qu’elle ne s’est qu’améliorée au cours de ses deux années (vue en showcase avec Aiidouk), que, pour elle, l’expérience de la musique n’est qu’un grand partage, une grande communion entre l’artiste et le spectateur, qu’elle se donne à son maximum pour profiter aux autres.
On révise enfin les classiques: Down on my knees, Help is coming, Life is real; On en instaure de nouveaux: Piece of joy, Lonely, Slow Slow (Run Run), Africa.
Merci Ayo.

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What can I sing, what can I bring to make you smile?

“Une chanson n’est pas une chanson quand on ne peut pas la partager avec autrui.” Ayo

5! 6! 7! 8! Could you have made a move? No, it’s too late!

JOHANNA-SIGURDARDOTTIR-JOHANNA-SIGURDARDOTTIR-JOHANNA-SIGURDARDOTTIR-JOHANNA-SIGURDARDOTTIR

Je ne peux pas secourir à la fois l’Islande et la Lettonie. Désolé.

L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE

CAN YOU FEEL MY HEARTBEAT WHEN I’M CLOSE TO YOU?

L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE

J’aime taper à la machine à écrire. C’aurait été du gachis de la laisser au garage. Elle aurait attendu toute sa non existence posée là, en tant qu’objet. Après avoir passé quelques heures à la réparer, je peux enfin commencer à rédiger. Le résultat sera surprenant, mais elle le sait déjà.

P.S.: Lily Allen #1 w/ The Fear in UK!

L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE-L’ISLANDE