Different ideas driftin away, Past&Present they don’t matter! Not if you just sort it out!

J’ai repris ma lecture de Terre des Hommes. Saint-Exupéry ne tiendra pas longtemps, le saligaud. Deux ans que je suis sur ce bouquin. Je le finis ce soir, c’est dit. Qu’il commence à trembler, l’aviateur. J’arrive.

Pour des voyous de cette espèce, c’est bien la peine de faire des frais! Maintenant j’ai…

J’ai fini la lecture du dernier Enki Bilal, Animal’z. Le papier est sans conteste supérieur.
On se retrouve ainsi dans un monde où l’eau est devenu une rareté, et la survie humaine un problème sans équivoque. Les protagonistes d’EB sont parmi les derniers vivants, et commencent une quête vers une sorte de sanctuaire où la vie serait encore possible.

L’univers d’Enki Bilal a toujours été influencé par la société dans laquelle il vit, les revendications qu’il manifestait contre celle-ci, et témoignait d’un engagement marqué. Le problème dans cette bande dessinée, c’est que l’engagement est beaucoup trop dense et conséquent, et alourdit considérablement la lecture. On retrouve dans les mains une bande de personnages luttant tous contre les différents maux d’une société qui s’est auto-atrophiée. C’est parfois injuste, parfois facile, c’est surtout lourd dans la narration, et extrêmement pesant dans les dialogues, autre point faible d’EB.

Je me vois mal pouvoir reprocher quelque chose aux dessins d’EB. Il possède un style graphique particulièrement singulier, qui peut grandement compliquer la lecture. Dans ce nouveau tome, et comparé à la trilogie et à la tétralogie précédentes, le dessin est à ma grande surprise très léger, tout en douceur en cette fin du monde. Et même si le manque de couleur (logique ça par contre) donne aux planches un gout asphalte (bah quoi, t’as jamais mangé des cailloux?), on reste dans le très bon avec la mise en page, de magnifiques cases mesurant une page entière.

Les dialogues, revenons y. Comme toujours, ils sont très mal adaptés aux planches et c’est EXTRÊMEMENT décevant. C’est en décalage complet avec la bande dessinée dans sa totalité, et c’est laid. Il faudra également oublier les digressions comiques. OK pour la référence à Gai Luron (Gotlib) et La Jungle en Folie (Mic Delinx / Godard), mais c’est également beaucoup trop décalé pour le style. Enfin, pour finir sur une note positive (ça rend toujours mieux), quoi que pas si positive, c’est les nombreuses références et citations, que les personnages eux même tournent en dérision. Est-ce une véritable nécessité ? Un apport utile? Oui, pourquoi pas.

Ce qui est beau, c’est qu’il ne donne pas de réponse. Pas de conclusion, pas vraiment de fin. Il pourrait se la jouer moraliste chrétien catholique puritain bioéthique, et nous taper sur les doigts, appeler à la révolution flower power. Non, ça ne se fera pas, car il sait très bien qu’il n’a pas de réponse à nous apporter, que personne ne le peut dans l’immédiat. Ce tome est en fait une contradiction, à la fois lourd et léger, interrogeant sans apporter et sans attendre de réponses, sans même tenter d’y répondre. Finalement, on a l’air de s’en satisfaire de ce monde.

We’ll aim for the stars & we’ll bring you love: You’ll be one of us when the night comes!

Nuits de Fourvière :
Mardi 9 Juin : Hommage à Boris Vian
Vendredi 31 Juillet : Amadou & Mariam / Ayo
Samedi 1er Aout : Anaïs / I’m From Barcelona

Je vais bouffer des confettis!

So we can talk about broken hearts: you, only you, all of my days between Utah and …

Un an que nous patientions pour revoir les Stuck in the sound! Après avoir ouaier et coller des affiches, l’attente est enfin finie. Le second album livré en Janvier, ils entament une tournée en France en collaboration avec les énormément prometteurs Adam Kesher. Que d’excitation pour les kids qui veulent danser et suer!

J’étais très sceptique quant à la présence de Welling Walrus en première partie du concert. Tout cela n’était que préjugé! Le jeune groupe lyonnais nous a présenté un set très commode: contrefaçon d’Arctic Monkeys majoritairement, avec quelques influences The Film, Christophe Maé et Babyshambles. On peut leur reprocher un manque total d’originalité, mais ils ont assuré leur rôle: nous faire passer une première partie assez peu désagréable. On a vu pire.

Les Adam Kesher enchainent assez rapidement. Knock Myself Out. Assez étranges, leur show se déroulera dans une transe électronique, synthétisée, apparemment convoitée. Local Girl. Dans un style assez épuré, ils revisitent leur courte – mais intense discographie. Ladies, Loathing & Laughter. Ces mecs dégagent une énergie bizarre: plus qu’électronisant la foule, ils sont eux même dans un état assez inquiétant. P. Katerine. Ils se discréditent cependant lors de maigres et pauvres interludes (“ça parle de filles”), et pourtant, créent un mystère à la fois simple et complexe à la fois. I Wanna Bark. Comme beaucoup de films chinois, tout réside dans le non-dit. & Then Our Thoughts Became Old Again. Cela n’enlève rien à leur prestation remarquable, en ajoutant une aura et en perdant le mythe qu’ils possèdent.

Stuck. Eux, ils arrivent à la fois à avoir une image de gens simples, et pourtant très manichéens. Je prends pour exemple le génial leader, JRF: lui, il y a autour de lui l’image d’un mec sombre, encapuché, barjo et splendide, CHA-RIS-MA-TIQUE surtout. Il continue pourtant à rester à la fin du concert, pour vendre ses disques et tshirts, signer, parler surtout. Plus que le héros en lui, sous sa capuche, il y a l’homme qui attend pour recevoir les avis, positifs ou non, sur ce qu’il fait. Ca a l’air mal dit, mal écrit en fait, mais c’est la façon dont je vois les choses, que ce soit des illusions ou des fondements dans l’idée de Vérité. (Et puis, pendant qu’il papote, les autres mecs du groupe rangent leur matos.)
Toujours est il que, c’est surtout le groupe que j’ai vu en concert. Et là mes cocos, ça devient grandiose. L’apothéose musicale. Si le groupe précédent offrait un son assez brut, là tout devient raffiné. Tout y passe, tout est ratissé. Autant les tubes que les petites dernières. L’efficacité est parfaite, et c’est du grand spectacle. JRF, au sommet de sa forme, s’agite, anime, chante (eh oui aussi), saute, se cache, danse…. Et j’en passe. Un Gad Elmaleh de la scène rock (piètre comparaison, c’est triste). Pour donner une petite idée de la setlist : ToyBoy, (it’s) Friday, OUAIS, Zapruder, Dirty Waterfalls, Cramp Push & Take it easy, Shoot Shoot, Delicious Doooooooog…. Grande interprétation pour un grand groupe. Fierté nationale. Que l’on nous enseigne du Stuck plutot que du JJGoldman (du vécu).

Quelle folie cette soirée. Rencontre avec des faux Arctic Monkeys, des ovnis musicaux, et des demi dieux. Ce devrait être le minimum correct exigé à chaque concert. On apprécie ainsi d’autant plus le concert, car ça n’est pas toujours le sac, et l’on se satisfait de l’expérience (géniale) ressentie.

You know it’s easy: we did it all summer long!& I’ll be anything you ask and more!

Spartacus
Lolita
Dr. Strangelove
2001: A Space Odyssey
A Clockwork Orange
Barry Lyndon
The Shining
Full Metal Jacket
Eyes Wide Shut

+
Disturbia

I like it in the city when the air is so thick and opaque, when two worlds collide…

Répugnance.

J’admirerais toujours Jack White. Il a beau avoir déjà commencé une carrière solo, il cumule deux rôles de chanteur / guitariste dans deux groupes, et il trouve le temps / moyen de lancer un troisième groupe, The Dead Weather, avec VV des Kills, un de ses potes des Raconteurs, et un troisième gars des Queen Of The Stone Age. Si j’admire autant les White Stripes, c’est parce qu’ils ont su capturer un son résolument rock, et mettre à profit cette essence, ses influences et ses dérivés, pour chaque album qu’ils ont sorti. Et là, chapeau bas.

Please, change the past, Dr. Please, tell her it’s important, Dr. Chronos. Please Dr.

Le Premier Jour du Reste de ta Vie. Quel titre à rallonge… Et puis qu’est-ce que ça veut dire ça: le reste de ta vie? Y a t-il vraiment un reste dans une vie ? S’il y a un reste à quoi correspond l’autre partie alors? Dans la division euclidienne, on sépare le reste du quotient obtenu. Si la vie singulière et personnelle dans sa totalité était un dividende, que l’expérience vécue était un diviseur, le quotient serait les années passées et le reste associé les années à venir. Visions mathématiques de la vie.

Et en effet, c’est ainsi que se présente la vie d’une famille dans la troisième réalisation de Rémi Bezançon. Le synopsis est assez simple: “cinq jours décisifs dans la vie d’une famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d’autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain.” D’où l’idée du reste d’une vie. Une fois la vie marquée par un évènement, il y a ce qui précède cet évènement, et le reste, à venir.

Drame familial, c’est dans cette boite de genre qu’on peut classer ce film. Digne héritier de C.R.A.Z.Y. (où l’on retrouve également Marc-André Grondin, le cadet de la famille), Le Premier Jour du Reste de ta Vie illustre le combat que lutte chaque membre de cette famille qui tend à se découdre jours après jours (ça se discute) pour rester souder, mais également pour vivre une sorte d’indépendance en tant qu’être unique. Le découpage du film en chapitres, ces cinq jours, souligne de façon double ces deux aspects : à la fois la déchirure que traverse cette famille, et les projecteurs illuminant chaque protagoniste l’un après l’autre, en montrant l’évènement qui marquera la vie de chacun.

Le pari est alors quasiment réussi; quasiment oui, car le réalisateur triche en présentant une journée majeure, et quelques évènements antérieurs à ce jour-là. Cependant, il relèverai de l’exploit de pouvoir tout faire tenir en cinq jours, car se présenteraient alors les problèmes suivants: manque de détails, d’étoffement pour comprendre chaque personnage, et lui donner un sens. On pourrait également sombrer dans la Hollywoodiscidose, et pourrir un bon scénario en ne montrant que des coïncidences dignes de Friends ou d’How I Met Your Mother. Je considère donc l’entreprise comme une grande réussite, et l’orchestration ne laisse rien à redire.

Ces personnages, regardons les d’un peu plus près. Il y a d’abord ce père de famille, Robert Duval, unchauffeur de taxi, déraillé, en fin de route, brillamment interprété par Jacques Gamblin (moi j’lui donne, son césar). Il est celui dont j’apprécie tout particulièrement la performance: adulte, mais toujours tourmenté par son enfance que lui rappelle incessamment son père. Les deux fils du premier, Raphael et Albert (Pio Marmaï et Marc-André Grondin), et sa fille Fleur (Déborah François) présentent les problèmes au sortir de l’adolescence: un jeune adulte en quête de libertés, qui, en voulant à tout prix s’éloigner de son cercle familial, fait ce qu’il considèrera comme les pires choix de sa vie; un adulescent, loque humaine, cependant élu par son grand-père pour faire vivre la tradition familiale; et la jeune ado qui veut grandir trop vite, quitte à perdre ce qu’elle a de plus précieux. La tableau familial est enfin complété par Zabou Breitman, qui interprète une mère un peu délurée, qui a soif de jouvence, et délaisse sa famille pour rattraper ses rêves et sa jeunesse.

C’est au cœur de cette famille que l’on traverse les plus grands drames de celles-ci: le mariage du fils ainé, la mort du grand-père, les premières amours de la cadette, les crises parentales de la quarantaine… Dits comme ça, les évènements ont l’air peu originaux; mais qu’y a t-il d’original dans l’histoire de la famille tout le monde ? Regardez C.R.A.Z.Y. Ce n’est pas les tribulations de la famille royale d’Angleterre que Rémi Bezançon dépeint ici. C’est un vrai drame familial, et c’est ce qui le rend bouleversant. Cette famille est semblable à toutes les autres, et de ce fait, nous est accessible. Ce n’est pas Dirty Sexy Money, mais Le Premier Jour du Reste de ta Vie. Alors oui, c’est drôle, c’est triste, mais on sait garder ses proportions.

Doit-on vraiment dire un mot sur la bande-son ? Comme tous les films depuis quelques années, les producteurs font d’énormes efforts pour diversifier le choix des chansons sélectionnées. Ici, les thèmes sont en accords avec la diversité des caractères de chaque personnage. Le découpage en chapitres du film installe un rythme peu dérangeant, et le film se clôt sur l’épisode le plus tragique qu’affronte la famille Duval à l’écran.

Par conséquent, dans ce film où les ingrédients (les thèmes abordés, les genres et les situations) se confrontent et rivalisent d’émotions (comme un disque de Lykke Li), on peut dire que l’alchimie prend à merveille. Le film mérite amplement ses nominations dans la quasi-totalité des catégories Césars 2009. Est-ce pour autant un film bateau, passe partout? Non, et mes comparaisons multiples avec C.R.A.Z.Y. indiquent que ce long-métrage s’inscrit dans cette lignée de films familiaux qui traitent de la famille, et pas d’absurdités stéréotypées clichées parodiées et mal pastichées (voir: LOL). Je pense et j’espère que Le Premier Jour du Reste de ta Vie gagnera beaucoup de notoriété après le plébiscite qu’il a reçu pendant la cérémonie des Césars. Le Premier Jour du Reste de ta Vie, un drame familial étonnant, amusant et bouleversant, grâce à un casting d’acteurs qui gagne à être connu. Probablement l’un des films du reste de votre vie.

Work the middle, work the middle, work the middle like I do! Girl, look at me, girl, look at me!

Je suis le nouveau génie du pop art. Andy peut ranger ses bananes sérigraphiées. Les miennes sentiront la fraise.

It’s not gonna stay anyway! For a minute thought I couldn’t tell how to fall out…

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Ca t’obsède cette paillasse décidément !Branzer Andric.

Le premier jour du reste de ta vie = pure love.

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Let’s do the things we normally do. [2046 inspired theme] Let’s do the things we normally do…

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Mon Idole
Narco
La Fille de Monaco
Days Of Being Wild
In The Mood For Love
2046
Sakuran

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