Siempre que te pregunto que, cuándo, cómo y dónde tú siempre me respondes: Quizas….

J’ai ressorti ma (maigre) correspondance. J’ai l’impression d’avoir de petites étoiles sous les yeux. Certaines sont tristes, d’autres me rappellent de bons souvenirs. Cependant, je ne peux m’empêcher d’être mélancolique, et de me reprocher de ne pas avoir été correct à l’égard de ces personnes. C’est comme si, à chaque fois, j’avais coupé le fil rouge entre elles et moi.
Je ne dois pas oublier que je suis et resterai un chien.

So you think you can stone me, spit in my eye. So you think you can love me, leave me to die.

Tokyo Sonata: Entre subtilité et folie japonaises, l’orage s’abat sur une famille. La déchirure est grande, le dénouement est grandiose.

Ponyo sur la falaise: Peut-on vraiment parler de leitmotiv écolo? Exploration poétique de la vie aquatique, dans un monde parfois incohérent. Manque de contemplation du Studio Ghibli.

あなたの易しさして生まれた気持ち ありがとう出会えてよかった 世界はこんなに輝くに虹色してる

Gran Torino: Ce que je n’aime pas chez Clint Eastwood, c’est cette prolifération de valeurs américaines. Et au moment où l’on s’attend à voir s’enterrer ces valeurs, elles s’affrontent jusqu’à se demander laquelle est la plus fièrement niaiseuse. Et Lui, Clint, il baigne entre les deux: il est très fort, un grand acteur, extrêmement poignant. On ne peut s’empêcher d’avoir de la sympathie pour ce vieux, mais il se perd dans les clichés pseudo-comiques. Tout le monde apprend de ses erreurs, la rédemption et l’entraide apparaissent comme des valeurs sures. Et puis tout est savamment expliqué sur tous les personnages, trop peu de mystère.
Heureusement, Grand Torino propose un maniement très fluide de la camera, un rythme assez soutenu, également fluide. L’intrigue n’est pas dénuée d’intérêt. Dans l’ensemble le film fonctionne plutôt bien, et son dénouement est magistral. Excellent.

Marley & Me: Quel film horrible.

If you meet me, have some courtesy, some sympathy, some taste. Or I’ll lay your soul to waste.

S’enfuir dans un désert. Je me suis senti comme Saint-Exupéry en train de dépérir au milieu du désert de Libye. C’est chercher un puits, une oasis, une église, les pyramides. Le dessèchement progressif devient psychédélique et angoissant. Les images se succèdent, affreusement colorées, les motifs prennent forme, se ressemblent, s’assemblent… Je m’enfonce dans le sable.

J’ai l’impression de mourir. Je tremble. Mon cœur bat de plus en plus fort. Le sien aussi. On pourrait se dire, que c’est…….. Tu parles, je crève bien là. Je ne tiens plus debout. Les secondes deviennent des siècles. Rachmaninov et CSS ne me sauvent guère; ils me condamnent d’autant plus. Je ne sens plus rien. Je ne fais que mourir. Je souris en fait. Le soleil brille sur mon corps à l’agonie. Je m’enfonce dans le vide.

Je commence à renier ma position d’agnostique. Cette église, je la vois comme un signe. C’est une très jolie chapelle, qui me fait comprendre mon absence de jugement, de raison. Je manque de clairvoyance. Ça n’était qu’un piège, que l’on ne me punisse pas! Je me sens de plus en plus lourd, je pars, je quitte mon corps pour d’autres desseins. Je m’enfonce dans un ailleurs.

Et là je regrette. J’aurais du… Je n’aurais pas…. Que se passe-t-il réellement ? Je pense découvrir la vérité, mais je ne fais que sombrer. Je m’enfonce dans un canapé.

Shopping for love! What I know is that I’m always happy when I walk out the store!

Reviewons et compilons: deux reviews de concert pas élaborées pour le prix d’une!

29/03 : Marit Larsen + Jason Mraz
La première partie était beaucoup trop pop mielleuse dégoulinante de calories à mon gout. Genre, je te dégueule mon bonheur sur tes chaussures. Très peu pour moi.

Jason Mraz a l’air d’être un mec sympa, avec ses petites chorégraphies sur ses chansons. Accompagné de ses nombreux musiciens, c’est dommage que ce ne soit pas plus intéressant que cela: relecture du disque. Au moins, il ne chante pas faux.

01/04 : The Dodoz + The Virgins
Les Dodoz, c’est pas vraiment intéressant. Les rythmes sont bizarres, la progression et la structure également. C’est encore trop avant gardiste sur l’avant garde. Passe ton chemin, hombre.

Les Virgins, par contre, sont des mecs cool qui aiment Scoubidou. Même si le chanteur est nonchalamment ahuri, le groupe a une énergie vivifiante, brève mais intense. Des éjaculateurs précoces de la musique.

Different ideas driftin away, Past&Present they don’t matter! Not if you just sort it out!

J’ai repris ma lecture de Terre des Hommes. Saint-Exupéry ne tiendra pas longtemps, le saligaud. Deux ans que je suis sur ce bouquin. Je le finis ce soir, c’est dit. Qu’il commence à trembler, l’aviateur. J’arrive.

Pour des voyous de cette espèce, c’est bien la peine de faire des frais! Maintenant j’ai…

J’ai fini la lecture du dernier Enki Bilal, Animal’z. Le papier est sans conteste supérieur.
On se retrouve ainsi dans un monde où l’eau est devenu une rareté, et la survie humaine un problème sans équivoque. Les protagonistes d’EB sont parmi les derniers vivants, et commencent une quête vers une sorte de sanctuaire où la vie serait encore possible.

L’univers d’Enki Bilal a toujours été influencé par la société dans laquelle il vit, les revendications qu’il manifestait contre celle-ci, et témoignait d’un engagement marqué. Le problème dans cette bande dessinée, c’est que l’engagement est beaucoup trop dense et conséquent, et alourdit considérablement la lecture. On retrouve dans les mains une bande de personnages luttant tous contre les différents maux d’une société qui s’est auto-atrophiée. C’est parfois injuste, parfois facile, c’est surtout lourd dans la narration, et extrêmement pesant dans les dialogues, autre point faible d’EB.

Je me vois mal pouvoir reprocher quelque chose aux dessins d’EB. Il possède un style graphique particulièrement singulier, qui peut grandement compliquer la lecture. Dans ce nouveau tome, et comparé à la trilogie et à la tétralogie précédentes, le dessin est à ma grande surprise très léger, tout en douceur en cette fin du monde. Et même si le manque de couleur (logique ça par contre) donne aux planches un gout asphalte (bah quoi, t’as jamais mangé des cailloux?), on reste dans le très bon avec la mise en page, de magnifiques cases mesurant une page entière.

Les dialogues, revenons y. Comme toujours, ils sont très mal adaptés aux planches et c’est EXTRÊMEMENT décevant. C’est en décalage complet avec la bande dessinée dans sa totalité, et c’est laid. Il faudra également oublier les digressions comiques. OK pour la référence à Gai Luron (Gotlib) et La Jungle en Folie (Mic Delinx / Godard), mais c’est également beaucoup trop décalé pour le style. Enfin, pour finir sur une note positive (ça rend toujours mieux), quoi que pas si positive, c’est les nombreuses références et citations, que les personnages eux même tournent en dérision. Est-ce une véritable nécessité ? Un apport utile? Oui, pourquoi pas.

Ce qui est beau, c’est qu’il ne donne pas de réponse. Pas de conclusion, pas vraiment de fin. Il pourrait se la jouer moraliste chrétien catholique puritain bioéthique, et nous taper sur les doigts, appeler à la révolution flower power. Non, ça ne se fera pas, car il sait très bien qu’il n’a pas de réponse à nous apporter, que personne ne le peut dans l’immédiat. Ce tome est en fait une contradiction, à la fois lourd et léger, interrogeant sans apporter et sans attendre de réponses, sans même tenter d’y répondre. Finalement, on a l’air de s’en satisfaire de ce monde.

We’ll aim for the stars & we’ll bring you love: You’ll be one of us when the night comes!

Nuits de Fourvière :
Mardi 9 Juin : Hommage à Boris Vian
Vendredi 31 Juillet : Amadou & Mariam / Ayo
Samedi 1er Aout : Anaïs / I’m From Barcelona

Je vais bouffer des confettis!

So we can talk about broken hearts: you, only you, all of my days between Utah and …

Un an que nous patientions pour revoir les Stuck in the sound! Après avoir ouaier et coller des affiches, l’attente est enfin finie. Le second album livré en Janvier, ils entament une tournée en France en collaboration avec les énormément prometteurs Adam Kesher. Que d’excitation pour les kids qui veulent danser et suer!

J’étais très sceptique quant à la présence de Welling Walrus en première partie du concert. Tout cela n’était que préjugé! Le jeune groupe lyonnais nous a présenté un set très commode: contrefaçon d’Arctic Monkeys majoritairement, avec quelques influences The Film, Christophe Maé et Babyshambles. On peut leur reprocher un manque total d’originalité, mais ils ont assuré leur rôle: nous faire passer une première partie assez peu désagréable. On a vu pire.

Les Adam Kesher enchainent assez rapidement. Knock Myself Out. Assez étranges, leur show se déroulera dans une transe électronique, synthétisée, apparemment convoitée. Local Girl. Dans un style assez épuré, ils revisitent leur courte – mais intense discographie. Ladies, Loathing & Laughter. Ces mecs dégagent une énergie bizarre: plus qu’électronisant la foule, ils sont eux même dans un état assez inquiétant. P. Katerine. Ils se discréditent cependant lors de maigres et pauvres interludes (“ça parle de filles”), et pourtant, créent un mystère à la fois simple et complexe à la fois. I Wanna Bark. Comme beaucoup de films chinois, tout réside dans le non-dit. & Then Our Thoughts Became Old Again. Cela n’enlève rien à leur prestation remarquable, en ajoutant une aura et en perdant le mythe qu’ils possèdent.

Stuck. Eux, ils arrivent à la fois à avoir une image de gens simples, et pourtant très manichéens. Je prends pour exemple le génial leader, JRF: lui, il y a autour de lui l’image d’un mec sombre, encapuché, barjo et splendide, CHA-RIS-MA-TIQUE surtout. Il continue pourtant à rester à la fin du concert, pour vendre ses disques et tshirts, signer, parler surtout. Plus que le héros en lui, sous sa capuche, il y a l’homme qui attend pour recevoir les avis, positifs ou non, sur ce qu’il fait. Ca a l’air mal dit, mal écrit en fait, mais c’est la façon dont je vois les choses, que ce soit des illusions ou des fondements dans l’idée de Vérité. (Et puis, pendant qu’il papote, les autres mecs du groupe rangent leur matos.)
Toujours est il que, c’est surtout le groupe que j’ai vu en concert. Et là mes cocos, ça devient grandiose. L’apothéose musicale. Si le groupe précédent offrait un son assez brut, là tout devient raffiné. Tout y passe, tout est ratissé. Autant les tubes que les petites dernières. L’efficacité est parfaite, et c’est du grand spectacle. JRF, au sommet de sa forme, s’agite, anime, chante (eh oui aussi), saute, se cache, danse…. Et j’en passe. Un Gad Elmaleh de la scène rock (piètre comparaison, c’est triste). Pour donner une petite idée de la setlist : ToyBoy, (it’s) Friday, OUAIS, Zapruder, Dirty Waterfalls, Cramp Push & Take it easy, Shoot Shoot, Delicious Doooooooog…. Grande interprétation pour un grand groupe. Fierté nationale. Que l’on nous enseigne du Stuck plutot que du JJGoldman (du vécu).

Quelle folie cette soirée. Rencontre avec des faux Arctic Monkeys, des ovnis musicaux, et des demi dieux. Ce devrait être le minimum correct exigé à chaque concert. On apprécie ainsi d’autant plus le concert, car ça n’est pas toujours le sac, et l’on se satisfait de l’expérience (géniale) ressentie.

You know it’s easy: we did it all summer long!& I’ll be anything you ask and more!

Spartacus
Lolita
Dr. Strangelove
2001: A Space Odyssey
A Clockwork Orange
Barry Lyndon
The Shining
Full Metal Jacket
Eyes Wide Shut

+
Disturbia